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mercredi 26 juin 2013

D'autres livres de stats de Nicolas Guéguen


 
 Ayant constaté que l'analyse de variance (qui est pour mon plus grand malheur au programme de licence) n'était pas dans Statistiques en psychologie en 27 fiches , j'ai pu me rendre compte d'une part que ce livre n'était plus édité, d'autre part qu'à la place il y avait maintenant, du même auteur et avec exactement le même format, La statistique descriptive en psychologie en 32 fiches et Les tests d'inférence en psychologie en 23 fiches. Ça fait deux fois plus de livres à acheter, hurleront ceux·elles qui y perçoivent des motivations bassement commerciales. Même si le fait que, du moins à partir de la 2ème année, il faut de toutes façons savoir faire les deux leur donne raison, je me permets d'objecter que ça fait surtout d'autant plus de fiches et donc d'exercices (et en plus il y a pas mal de livres de stats pour étudiant·e·s qui coûtent aussi cher individuellement que le prix de ces deux cumulés).

Comme précisé plus haut, ces deux livres ressemblent furieusement à leur prédécesseur (qui m'a sauvé la vie), donc pour plus de détails je vous renvoie à la description du prédécesseur en question (il y a un lien si vous cliquez sur son titre, là, juste au dessus). Et il y a bien l'analyse de variance dans le livre de stats inférentielles. Nicolas Guéguen est aussi l'auteur de Statistiques pour psychologues – cours et exercices que j'imagine plus complet, mais comme je ne l'ai jamais eu entre les mains et que ce post n'est pas sponsorisé j'aurais bien du mal à vous en parler.

Statistiques pour statophobes, de Denis Poinsot


 
 Prof non pas de psychologie mais de bio (même pas de neurobio, de bio tout court, c'est dire s'il persiste dans l'erreur), l'auteur, qui s'entend mal avec les maths depuis la 5ème selon ses dires, a eu l'heureuse initiative de rédiger cette "introduction au monde des tests statistiques à l'intention des étudiants qui n'y entravent que pouic et qui détestent les maths par dessus le marché". Les tests présentés (t de Student, coefficient de corrélation, intervalle de confiance, …) étant aussi utilisés en psychologie, qui compte dans les rangs de ses étudiant·evs de très nombreux individus qui n'y entravent que pouic et qui détestent les maths par dessus le marché, ce livre numérique (oui, on peut le télécharger gratuitement, et même avec la bénédiction de l'auteur tant que ce n'est pas pour le vendre -le livre, pas l'auteur, enfin l'auteur non plus-) a toute sa place ici.

  Avec clarté, et avec un humour qui fait que les 142 pages sont finalement agréables à lire, seront présentés les tests les plus fréquents, leur utilité, le raisonnement sous-jacent, … Ce sera l'occasion de constater que tout ça peut être compliqué même quand on s'entend bien avec les maths mais que c'est compréhensible quand même, que ça peut même être intéressant, et qu'on a pas besoin de s'arracher les cheveux et de tout comprendre parfaitement pour pouvoir faire et comprendre des recherches qui impliquent des tests statistiques. L'ambition pédagogique ne se limite pas à faire comprendre la discipline à un public réticent mais aussi à la présenter comme quelque chose de vivant, qui évolue et qui est sujet à débat. On suivra ainsi avec intérêt les vifs échanges entre les chercheurs Parsimoni et Abonessian (hmmm, quelque chose me dit que les noms ont été inventés...) , l'un d'entre eux estimant que les tests statistiques sont de la plus haute inutilité et que l'intervalle de confiance suffit en toutes circonstances, l'autre faisant valoir que, si on est conscient de leurs limites, les tests statistiques sont tout de même un allié précieux.

  Lire avec plaisir un livre qui parle de statistiques, et en trouver la complexité intéressante, est quelque chose que je ne serais jamais parvenu à m'imaginer même en faisant beaucoup d'efforts. C'est donc la mort dans l'âme que j'émets une réserve... la spécificité de la bio n'est pas seulement d'être moins intéressante que la psychologie, mais c'est aussi d'être une discipline scientifique. Les étudiants en bio, pour une majorité écrasante d'entre eux, sont donc titulaires d'un bac scientifique. Or, un titulaire de bac S nul en maths et un titulaire de bac L nul en maths, ce n'est pas le même univers. Pour situer un peu, en 1ère L, j'ai eu un bref instant la sensation d'avoir un niveau de folie parce que j'avais identifié une identité remarquable (le truc qu'on avait fait en continu l'année précédente en seconde générale)... j'avais en plus fait une faute dans ladite égalité remarquable, mais ça avait quand même impressionné mon voisin (et même un peu le prof, je crois que j'étais le seul du demi-groupe à avoir trouvé) qui n'était pourtant pas beaucoup plus nul que moi en maths. Pour situer un peu, quand je lis k! dans une équation, il me faut un temps certain pour comprendre que 1°) ça ne signifie pas que l'auteur·ice du texte est, pour une raison connue de lui ou d'elle seul·e, rempli·e d'enthousiasme par la valeur k (c'est son droit le plus strict) et que, comme c'est quelqu'un de sympa, iel veut nous faire partager cet enthousiasme, mais que ça signifie "factorielle de k" (je croyais même que c'était "facteur" et pas "factorielle" avant qu'on me le signale en commentaire), 2°) que "factorielle de k" c'est un moyen plus court (si si!) de dire, par exemple pour factorielle de 5, 5x4x3x2x1. Quand l'équation est longue et qu'il faut faire ça pour chaque signe, ou pire quand je n'ai aucune idée, même en faisant un effort, de ce qu'un signe ou un autre signifie, impossible de me souvenir du début quand/si j'arrive à la fin, et à fortiori de réaliser ladite équation. Or, là, si fantastiques que soient les explications qui les entourent, les équations elles-même sont livrées brutes, dans tout leur mystère et dans toute leur violence, et je n'y entrave toujours autant que pouic avant qu'après la lecture.

  On ne peut pas tout faire, et il serait bien dommage de passer à côté de ce texte pour de basses raisons d'équations qui ont le malheur d'être rédigées normalement (c'est à dire, de mon point de vue de bac L nul en maths, en hiéroglyphes), il sera toujours temps de se pencher de plus près sur lesdites équations (ou de les faire faire à notre place par un logiciel qui ne demande que ça) quand le livre aura donné un peu plus envie de les comprendre.

  Pour télécharger d'urgence cette œuvre indispensable : http://perso.univ-rennes1.fr/denis.poinsot (ou sinon vous tapez "statistiques pour statophobes" sur un moteur de recherche, ça marche aussi)


jeudi 13 septembre 2012

Statistiques en psychologie en 27 fiches, de Nicolas Guéguen




 Nicolas Guéguen, professeur d'université, collaborateur à la revue Cerveau et Psycho et auteur de compilations de présentations de recherches pour grand public présentées sous un angle attractif (mais aussi chercheur qui a de nombreux résultats jugés suspects), propose ici un livre de stats synthétique, avec des exemples pour s'entraîner, et, c'est un exploit considérable, qui est compréhensible même quand on ne comprend rien aux stats!

 Bien que court, le livre est complet (le nécessaire y est pour les statistiques descriptives et inférentielles),  le titre de chaque fiche contient le nom de l'opération et son objectif, ce qui aide bien pour s'y retrouver, les équations sont rédigées en français et non en hiéroglyphes (par exemple, pour écart-type il écrit écart-type, pas l'espèce de pictogramme bizarre qu'on est censé deviner qu'il veut dire écart-type... quand on a pas l'habitude et que c'est déjà assez compliqué comme ça ça change tout!), il y a à chaque fois un exemple traité en direct et un exercice corrigé (ce qu'on peut facilement transformer en 2 exercices corrigés), et c'est expliqué très clairement, comprendre n'est pas un problème, il y a juste à retenir.

 Pour les nombreux membres de la communauté des nul·le·s en maths qui s'inscrivent en psycho et doivent endurer ça alors que normalement, après la 1ére L, les maths c'était FINI, qui n'en peuvent plus de l'oppression sous forme de regards de haut, de commentaires désobligeants ("vous n'y comprenez rien"... ben justement, c'est ce que je suis en train de dire), d'éclaircissements encore plus incompréhensibles que les explications initiales, de notes qui dépassent rarement 5, le jour se lève et il fait beau.

 Ce livre n'est plus édité mais, à la place, il y a ceux là et on n'y perd pas au change.