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vendredi 2 janvier 2026

Installation et objectif 2026 : saut en longueur au dessus d'un banc de piranhas

 


 J'avais fait un point installation il y a un peu plus d'un an ici

 Depuis, il y a eu pas mal de bonnes nouvelles.

 Le plus important, c'est que je m'épanouis vraiment professionnellement (ce qui faisait partie de mes appréhensions!), je me sens pleinement à ma place, et en plus je suis aussi devenu directeur de mémoires ^^  

 La création de la page Facebook m'a poussé à écrire des articles pour l'alimenter, exercice plutôt effrayant mais qui s'est avéré très intéressant (il y a maintenant 80 articles, et un nouveau de la rubrique toute récente Santé mentale et culture populaire devrait arriver d'ici la fin de la semaine prochaine)

 L'activité s'est beaucoup, beaucoup mieux développée en 2025 qu'en 2024 : le chiffre d'affaires annuel a été multiplié par 3,5, mes pires semaines étaient des semaines à 2 séances (ce qui était plutôt une semaine normale en 2024) et ce n'est arrivé que 3 fois, et si il y a eu des moments où financièrement c'était vraiment du funambulisme (en particulier après une baisse qui m'a pris par surprise en octobre puis en novembre), même les mois qui en théorie sont catastrophiques (décembre et surtout août) ce n'était pas non plus la chute libre.

 Pour autant, ça ne suffit pas... parce que même avec cette augmentation, les revenus dégagés sont très insuffisants pour en vivre. Ça devrait continuer d'augmenter, mais il faudrait que ce soit le cas très vite puisqu'à partir d'avril/mai je ne vais plus bénéficier des aides de France Travail, et avoir le cabinet suffisamment rempli d'ici là c'est faisable mais mal engagé. Évidemment je vais tout faire pour, et il y a des chances que je puisse augmenter le budget pub bientôt ce qui ferait passer mes chances de "mal engagé" à "tendu", mais ça va être l'épreuve décisive et elle est loin d'être gagnée.

 Comme pour le point installation précédent, l'idée, même si je suis conscient que par moment ça y ressemble beaucoup, n'est pas de me plaindre (surtout que malgré pas mal de moments compliqués, si je pouvais remonter le temps je ne renoncerais certainement pas à quitter mon métier précédent pour m'installer comme thérapeute!), mais de parler de l'aspect pro de ma vie et de ses réalités comme je le faisais avant avec mon parcours d'étudiant.

 Si jamais vous voulez m'aider (normalement c'est le dernier post de blog avec une demande d'aide, surtout que j'imagine bien que vous ne venez pas pour ça!), parlez de moi à vos éventuelles connaissances qui cherchent un thérapeute, en français ou en anglais, sur Lyon ou en visio, ou encore à des pro qui recherchent un psy fiable vers qui rediriger (je sais que ça se voit que je suis extrêmement compétent en lisant ce blog ^^ mais c'est maintenant aussi attesté par les avis Google visibles en scrollant un peu sur la page d'accueil), partagez mon contenu surtout si vous le trouvez intéressant, et/ou abonnez-vous à ma page Facebook (une page Instagram devrait arriver sous peu, ça fait partie de mes résolutions de Nouvel An) (la voilà!).

 En attendant je vous souhaite une bonne année, aussi épanouissante mais peut-être un peu plus zen que la mienne.

dimanche 15 septembre 2024

Un an après le saut dans le vide : entre sensations d'envol et proximité alarmante du parpaing

 


  Il y a un an tout pile, donc, je rendais mon casque et mon badge de chargé d'assistance auto, pour une révolution physiologique (fini le travail de nuit! je rejoins l'univers des gens qui dorment la nuit) et professionnelle, puisqu'enfin je passais pro, nouvelle façon d'ancrer que, oui, je suis thérapeute.

 J'avais une énorme sensation d'euphorie, mais aussi beaucoup d'appréhensions. C'est peut-être une façon élégante de dire que j'avais beaucoup de représentations de la réalité, tout ayant fortement conscience que ce n'étaient que des représentations et que la réalité allait être mon souci principal, de façon très aiguë, dans les mois qui allaient arriver. Comme dit Lacan que je ne cite vraiment pas souvent, "le réel, c'est quand on se cogne", et il fallait trouver un équilibre entre limiter les risques d'impact et quand même me lancer un jour.

 Certains aspects qui me faisaient peur ont été beaucoup moins insurmontables que ce que je me représentais. L'administratif en particulier, il y a eu des moments relou mais en faisant les choses une par une c'est passé, j'ai créé mon entreprise, souscrit à une assurance pro et un organisme de médiation, et découvert qu'éditer des factures une fois qu'on a fait la liste des mentions obligatoires (et qu'on a un logiciel adapté pour le faire) (j'ai utilisé Invoice Ninja puis Henrri, pour les curieux·ses) ça n'a absolument rien de compliqué. Bon, pour autant je ne suis vraiment pas prêt de changer de statut, et j'ai une énorme flemme de demander le CEP (surtout que je suis déjà adhérent à la FF2P donc j'ai déjà une preuve que ma formation correspond à des critères qualitatifs interprofessionnels), mais par rapport à la montagne que je m'en faisais, ça va!

 Faire mon site était aussi un sujet d'inquiétude, mais si il y a eu beaucoup de réécritures, si ça a été un vrai travail, ça a aussi été un plaisir (merci Donatien pour les photos), les aspects techniques étaient largement gérables même avec mon niveau en  informatique, et en plus j'ai un logo qui me met en extase à chaque fois que je le vois (merci Dor Hud).

 Il y a aussi eu des demi-surprises. J'avais par exemple la conviction que, après avoir cumulé formation et travail en horaires décalés pendant 13 ans, j'allais enfin retrouver des horaires normaux. Certes c'est bien mieux qu'avant, mais ce n'est pas si simple. Être thérapeute à son compte, c'est évidemment recevoir des client·e·s, mais c'est aussi se former en autodidacte, se former pas en autodidacte (je vais bientôt ralentir sur cet aspect parce que le budget), s'occuper de sa visibilité ce qui peut recouvrir une infinité d'actions, ... Même quand le cabinet est vide ou presque, c'est un travail à plein temps, et surtout ça ne va pas toujours de soi de distinguer ce qui relève du travail et ce qui n'en relève pas. Lire ce livre ou regarder cette vidéo sur un sujet qui m'intéresse et qui a un lien avec la thérapie, travail ou non (quand ledit livre est un pavé ultra technique, évidemment c'est plutôt clair, quand c'est un roman autobiographique, ça l'est moins)? Quand je réponds au mail d'un·e ami·e que je connais dans le cadre de la formation, c'est de la vie sociale ou j'entretiens mon réseau? C'est une vraie libération de pouvoir gérer ses propres horaires plutôt que de composer avec le responsable grognon des plannings, mais c'est aussi un équilibrisme.

 Autre demi-surprise, la différence entre la pratique en formation et la pratique réelle. J'avais dit sur ce blog que dans les 2-3 dernières années de la formation on passait de l'écoute des personnes qui se forment à l'ACP à l'écoute de personnes de l'extérieur... en fait, oui et non. Les personnes que j'ai suivies dans le cadre de la formation l'ont été pendant à peu près 2 ans, donc elles ont eu le temps de s'habituer à ce modèle de thérapie. Les personnes écoutées dans le cadre de mon bénévolat à SOS Amitié savaient où elles appelaient, et pour des raisons mathématiques la plupart n'en étaient pas à leur premier appel. C'est très différent de recevoir des personnes qui cherchent "un psy" avec l'infinité de représentations, sur ce qui peut être attendu comme sur la façon de travailler, que ça peut recouvrir. Et enchaîner les premières séances, avec l'ajustement des deux côtés que ça implique, c'est énormément de stress, surtout quand ça s'ajoute aux autres aspects stressants de l'installation.

 Un aspect, en revanche, que j'avais largement sous-estimé (c'est peut-être un mal pour un bien, parce que je me serais lancé quand sinon?), c'est la difficulté à trouver des client·e·s. Pourtant c'est un sujet que je prenais au sérieux, puisque je l'avais déjà évoqué , et c'était en 2015. J'avais bien retenu l'info évoquée en supervision qu'il fallait 3 à 4 ans pour remplir un cabinet, mais j'avais plus intégré le moment où il finissait de se remplir en éludant adroitement ce que ça laissait entendre sur le moment où il commençait à se remplir (sujet critique : plus il se remplit vite, moins les réserves fondent, donc plus on a de temps).

 Dans ma tête, j'avais une piste (via des recommandations) pour avoir au moins quelques client·e·s dans un premier temps (avec le ralentissement de la fonte des réserves, et le bouche à oreilles, que ça implique). Dans ma tête, j'ai la chance de ne pas pratiquer une thérapie brève, donc je n'avais pas à me préoccuper de trouver des client·e·s tout le temps, la plupart de celles et ceux que j'allais trouver allaient rester. Dans ma tête, si vraiment j'étais coincé, j'allais faire une formation marketing et les client·e·s allaient arriver, c'est quand même une formation exprès pour ça et puis je pars de zéro donc je vais nécessairement apprendre beaucoup. Dans ma tête, en dehors de l'impression des cartes du cabinet, il n'y aurait pas spécialement de dépenses à faire pour la visibilité (je sais que j'étais hors-sol à ce point parce que je l'ai écrit noir sur blanc sur mon plan de financement). 

 Pour ce qui est de cette première piste, ça m'a rapporté zéro client·e·s (mais ça m'aura aidé à moins stresser au lancement, ce dont j'avais besoin aussi!). Les personnes qui cherchent un·e psy ne regardent pas nécessairement l'approche parce que ce n'est pas leur expertise parce qu'iels ont une vie, donc non, la plupart des client·e·s reçu·e·s ne sont pas resté·e·s longtemps (c'est probablement l'aspect sur lequel je me suis le plus planté). Et pour ce qui est de la formation marketing, si la partie "je pars de zéro donc je vais nécessairement apprendre beaucoup" était on ne peut plus vraie (pour juste prendre l'exemple de mon site, ça va du basique pour la mise en page de la page d'accueil au plus avancé pour la rédaction du "Qui suis-je?" -non, "je faisais un métier qui n'a rien à voir et j'ai eu une révélation", ce n'est pas original, aussi époustouflant que ça puisse paraître-), ce n'est pas pour autant une baguette magique donc certes c'était indispensable mais ça n'enlève pas le besoin de temps.

 Aspect qui n'arrange rien : ce qu'on met en place ne peut marcher qu'en différé (oui, décider d'aller en thérapie, ça prend du temps, choisir un·e thérapeute aussi), donc impossible d'évaluer en direct ce qui fonctionne ou non, avec les accès de découragement que ça peut impliquer. Très concrètement, j'ai eu ma première cliente à peu près deux mois après la création de l'entreprise (c'était aussi un moment magique parce que c'est le jour où j'ai récupéré le cabinet), ce qui voulait aussi dire deux mois à avoir l'impression d'être invisible même en sachant que c'est un lancement normal. Ensuite ça s'est développé très laborieusement mais ça s'est développé, jusqu'à fin mars/début avril où ça a chuté très brusquement (dont un retour de certaines semaines avec zéro consultations ce qui était dur à vivre pour moi) pour une remontée extrêmement laborieuse. L'angoisse s'est faite particulièrement intense quand l'approche des vacances d'été a coïncidé avec l'alarmante proximité de la fin de mes réserves financières : la deadline était à la fois concrète et quasi irréalisable (si le cabinet ne se remplissait pas à bloc en septembre-octobre, je devais me résoudre à rendre mon tablier). Plot twist fin juillet : j'ai finalement droit à des aides de France Travail, donc j'ai un sursis dont la durée va aussi dépendre de la vitesse à laquelle le cabinet se remplit, qui continue à être imprévisible (pour être extrêmement concret, j'ai eu des contacts sur le mois d'août et zéro depuis septembre, alors que c'est censé être l'inverse). Donc la stabilité est loin d'être acquise, mais elle reste réalisable, les mois qui arrivent le diront.

 Pour faire un bilan, l'enthousiasme est toujours là, le passage à la pratique réelle tient toutes ses promesses d'épanouissement même si la nécessité de se faire payer n'est pas la partie la plus sympa, j'ai toujours autant envie de pratiquer, toujours autant envie de me former. Mais j'ai aussi découvert la difficulté de gagner en visibilité, la complexité de cette partie du travail avec une diversité énorme (parler de son activité sans endormir les autres, se préoccuper des aspects plus techniques du référencement, utiliser les annuaires ou les média publicitaires qui fonctionnent, ...), ce qui certes est intéressant mais d'une part je n'ai pas le même enthousiasme pour ça que pour l'univers de la thérapie, et d'autre part vu l'enjeu ça s'accompagne d'un stress, voire d'une angoisse, qui ne sont pas négligeables. Je suis d'autant plus remonté contre les vautours qui s'emparent de cette angoisse avec des promesses de remplir le cabinet en trois mois avec leur méthode (si si, ça existe) parce qu'à un certain stade d'inquiétude on est vite prêt·e à faire n'importe quoi (je suis convaincu que je n'aurais pas fait certains choix si j'avais pu y réfléchir plus calmement, heureusement ce n'est jamais allé loin).

 Nous voilà à la fin de ce post de blog un peu détaillé et long, qui aura sûrement appris des choses à certaines personnes et aura constitué en un alignement de banalités pour d'autres. Même si j'aime râler, l'idée n'est pas tant de me plaindre (pour ça j'ai une psy en or et des amies d'une grande patience, cœur sur elles) mais de rendre visible une réalité, certes avec une grande part de subjectivité, qui n'est pas forcément la première qui vient à l'esprit quand on parle de la profession de thérapeute, ou plus généralement de réaliser sa vocation... et aussi de rendre visible cette réalité, comme je l'avais fait pour la recherche de stage en troisième année de licence, du point de vue d'une personne qui n'est pas meilleure qu'une autre et qui galère, parce que les conseils des personnes qui réussissent sont indispensables mais peuvent amener à se sentir seul·e quand on ne réussit pas ou quand on est en difficulté, alors que c'est rarement le cas, ça tend plutôt à être le contraire. Mon adresse mail est d'ailleurs pleinement dispo si vous souhaitez échanger sur ce sujet, que vous soyez dedans ou que vous hésitiez à vous lancer.

 Si vous souhaitez me donner un coup de pouce, vous pouvez bien entendu m'envoyer des client·e·s O:) ou plus simplement parler de moi, je reçois en cabinet sur Lyon et en visio dans le monde entier, en français ou en anglais, ou vous abonner à ma page Facebook et liker-commenter-partager les contenus (c'est du plus long terme mais c'est bien aussi, et puis j'essaye de faire des contenus intéressants!).

 Mon site : https://www.gt-therapeuteacp-lyon.fr/

Ma page Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61559172222596

dimanche 30 juin 2024

30 juin 2024 - copier-coller d'un post de ma page Facebook

 

 

 C'était un peu hors-sujet, assez casse-gueule, mais j'ai fait mon mémoire de fin de formation de thérapeute sur l'aspect politique de l'Approche Centrée sur la Personne. J'ai comparé le projet solidaire, horizontal, qui rejette l'élitisme et le remplace par l'exigence, de Carl Rogers, à la pensée libertarienne, éloge un peu grotesque du "quand on veut on peut", d'Ayn Rand. Ça m'intéressait de comprendre en quoi ce discours, malgré tout ce qu'il porte de malsain et dangereux, peut être séduisant, voire grisant.
 
J'avais hésité à comparer les valeurs de l'Approche Centrée sur la Personne à la personnalité autoritaire, étudiée pendant des dizaines d'années par le chercheur en psychologie sociale Robert Altemeyer, qui permet l'accession au pouvoir de personnes comme Bush ou Trump. Sauf que le mémoire aurait été très court : les marqueurs de la personnalité autoritaire sont presque l'opposé exact de ce que Carl Rogers a porté, de façon de plus en plus directe, tout au long de sa vie.

 Ce soir, 12 millions de Français ont voté pour un parti, des militants, qui menacent, je ne peux pas insister suffisamment là dessus, physiquement, les personnes jugées étrangères, les personnes LGBT+, les femmes, les personnes précaires, les personnes handicapées. Une menace physique qui peut se manifester par des décisions législatives si le RN a effectivement une majorité la semaine prochaine (combien de personnes de plus vont se noyer en Méditerranée? quel avenir va avoir la lutte déjà tellement insuffisante contre les violences conjugales? pour l'aide sociale à l'enfance? combien de personnes handicapées ne pourront plus assurer leur survie quand les aides sociales et l'accès aux soins vont baisser drastiquement?), mais aussi par une violence directe qui explose de façon exponentielle depuis trois semaines (groupuscules sortis pour "casser du PD", menaces violentes et préoccupantes à des journalistes racisés et à leur famille, ...).
 
 Cet espace n'est pas censé être un espace où j'exprime mes opinions politiques (ou en tout cas, moins directement que sur mon compte Twitter!), mais c'est pour moi un contresens, en tant que thérapeute, a fortiori en tant que rogerien, de ne rien dire ce soir.

jeudi 16 mai 2024

Et maintenant, la page Facebook

 Ça faisait un moment que j'hésitais à ouvrir une page Facebook correspondant à mon cabinet de thérapeute. J'avais bien quelques idées de contenu, mais elles étaient floues, et puis l'idée si j'ouvre une page c'est de publier régulièrement, et est-ce que mon avis est si intéressant que ça... Une valse-hésitation, donc, depuis quelques mois, entre l'envie, la flemme et l'appréhension (oui, poster du contenu public, ce n'est pas neutre, a fortiori sur un compte pro) quand le sujet me venait à l'esprit. Mais malgré la flemme et l'appréhension qui ont des voix qui portent pas mal quand même, l'envie ne disparaissait jamais tout à fait.

 Une dégringolade du nombre de client·e·s alors que l'activité se développait déjà lentement (c'est à dire à un rythme normal, mais je ne suis pas patient) m'a poussé à accélérer sur pas mal de pistes, pour des raisons d'envie de ne pas dormir dehors et de continuer de manger (enfin, je dramatise un peu, concrètement c'est surtout une envie de ne pas redevenir chargé d'assistance auto) (chargé d'assistance auto c'est bien, hein, mais disons qu'au bout de 16 ans ma passion s'est un peu érodée). Je vous rassure, je ne suis pas encore allé jusqu'au lâcher de cartes de visites en hélicoptère, ni jusqu'à la traversée de Lyon en costume de pikachu en tenant un panneau avec mes coordonnées. La flemme et l'appréhension ont donc été invitées avec plus où moins de succès (surtout pour l'appréhension) à aller voir ailleurs si j'y suis, et la page Facebook est ouverte.

 Le contenu va être un peu différent du blog même si l'idée est aussi de partager ma vision de la thérapie et mes questionnements, avec authenticité mais peut-être un peu plus de diplomatie. J'ai déjà quelques idées, j'espère en avoir d'autres, et si vous avez des envies particulières je prends les suggestions avec plaisir. L'une de mes motivations est qu'un réseau social est plus interactif qu'un blog, donc n'hésitez pas à visiter, liker-commenter-partager, et tout ce qu'on fait sur les réseaux sociaux.

 La page Facebook si vous souhaitez aller y faire un tour : https://www.facebook.com/profile.php?id=61559172222596 (bien sûr que oui, vous souhaitez y faire un tour!)

 Et un lien vers mon site, vous aurez compris qu'il me reste une place ou deux 😬 : https://www.gt-therapeuteacp-lyon.fr/

jeudi 7 décembre 2023

Nouvelles aventures

 

 Comme je l'ai annoncé sur ce blog une fois ou deux (ou douze), cette fin d'année a été un moment de changements monumentaux pour moi puisque j'ai quitté après 13 ans le travail de nuit pour rejoindre l'univers des gens normaux (si vous vous posiez la question, oui, la vie sans fatigue chronique c'est plus sympa), quitté le salariat que j'avais toujours connu depuis que je travaille pour me mettre à mon compte (j'ai un logo que j'aime de façon disproportionnée, un cabinet, une carte de visite et j'ai même édité des factures) (moment d'excitation hier en remplissant ma première déclaration à l'URSSAF... bon, je pense que ça ça va vite passer!), et j'exerce enfin le métier pour lequel je me forme depuis... longtemps, comme l'ancienneté des premiers posts de ce blog peut en témoigner (envoyez-moi des client·e·s).

 On dirait que je n'aime pas l'immobilité (ou alors c'est une façon adroite pour me dissimuler à moi-même que je flippe parce qu'un cabinet c'est compliqué à remplir), puisque pour fêter la fin de ma formation je me suis inscrit à deux formations. Deux formations qui vont être à peu près au pôle opposé de ma zone de confort (oui, encore plus que quand je me suis retrouvé au milieu d'un groupe de rencontres de bon matin, avec mon tempérament introverti renforcé avec la vie sociale qu'on peut imaginer avec un travail de nuit et 6 ans de fac par correspondance), puisque je vais me former à la thérapie de groupe (avec le même organisme que ma formation initiale) et à la partie commerciale du métier de thérapeute (ce blog oscille en général entre 15 et 20 pages vues par jour, pour situer à quel point la visibilité est un sujet qui me fait vibrer).

 La thérapie de groupe parce que ce qui m'a de loin le plus apporté dans la formation ce sont les groupes de rencontre, donc évidemment je suis tout excité par cette opportunité déjà de prolonger ma vie d'étudiant dans cet univers, mais aussi de le voir depuis une autre perspective, d'explorer de nouvelles applications de la non-directivité, pilier de l'ACP, bien plus compliqué qu'il n'y paraît même en thérapie individuelle (et puis Yalom est très attaché à la thérapie de groupe, et c'est Yalom donc il a forcément raison).

 La formation commerciale parce que, en démarrant mon installation comme indépendant d'un coup (non, travail de nuit à temps partiel et thérapeute à temps partiel, ça n'allait pas le faire!), je me suis pris dans la figure le déni que j'avais pas mal entretenu sur le faire que trouver des client·e·s, c'est galère. Et après la sortie du déni, il m'a encore fallu un moment pour prendre conscience du fait que ce sont des compétences distinctes des compétences de thérapeute (si personne ne trouve nos coordonnées, par définition, ça ne veut pas dire qu'on est nul comme thérapeute, même si on peut vite avoir ce ressenti), et que ce sont des compétences qui s'apprennent (la partie paresseuse de mon tempérament est très sensible à la notion d'éviter de partir dans des trucs énergivores/stressants/chers qui ne servent à rien). Je vais donc me sortir les doigts du nez plutôt que de stresser (sans compter que stresser, ça consomme du temps et de l'énergie aussi), et me former activement. Et je sais où je vais me former, puisque les vidéos de Jean-Pierre Chaudot, en plus d'amortir considérablement la sensation d'être perdu au moment de l'installation, m'ont montré que le marketing ça pouvait se faire sans anglicismes bizarres et obsession pour les performances chiffrées, sans (trop) aller saouler des gens (particulier·ère·s ou professionnel·le·s) qui n'ont rien demandé, et sans prendre les gens pour des numéros de carte bancaire qui ont l'inconvénient d'avoir une personne autour (et, accessoirement, c'est spécialisé pour les thérapeutes).

 Que ce soit l'une ou l'autre des formations, je signe pour un an, mais je ne peux pas non plus trop appuyer la référence à Bilbo le Hobbit parce que j'ai déjà fait l'analogie pour la formation précédente.

mardi 17 octobre 2023

Et hop! C'est signé pour le cabinet

 


 Je n'ai pas toujours avancé aussi vite que j'aurais voulu (c'est un univers tout niveau, et bizarrement les joies des n° de Siret, des raisons sociales et de l'assurance professionnelle ne sont pas la partie qui m'a le plus passionné dans le monde de la psychologie et de ma formation de thérapeute), mais ça y est! J'ai un fantastique site Internet (mais si, il est fantastique!) (bon les photos mises d'office sont un peu dégueu, mais je vais les changer après), je suis prêt à recevoir des client·e·s dès aujourd'hui en visio (envoyez-moi des client·e·s), et surtout, à partir du 20 novembre, en cabinet!

 Je passe pro, c'est de plus en plus concret, et je l'ai dit une fois ou deux ici (pensées aux personnes qui ont suivi mon parcours tout en oscillations depuis les débuts du blog ou presque), après autant d'attente, c'est une consécration! Du coup, je dis ça comme ça et de façon extrêmement subtile, si jamais vous êtes intéressé·e·s ou que vous connaissez des personnes qui pourraient être intéressé·e·s, je pense que le blog donne une assez bonne idée du thérapeute que je suis, donc n'hésitez pas à partager mes coordonnées en insistant lourdement sur mes qualités exceptionnelles de thérapeute, dans le monde entier pour la visio et sur Lyon pour le cabinet. Ou sinon, partagez l'adresse de mon blog, il est bien!

 Bref je n'ai pas fini à 100% avec les formalités (je vais avoir un logo! Yay!) mais j'espère vous retrouver rapidement pour des aventures plus habituelles, même si vous l'imaginez bien cette parenthèse était aussi un grand moment pour moi. Et je vais garder un lien du blog vers mon site (sur le côté, tout en haut normalement), même si je ne pense pas en faire un du site vers mon blog parce que je n'ai pas envie de chercher à être consensuel sur le blog alors que sur le site, qui est de fait un espace publicitaire, il faut forcément que je me pose plus de questions.

 Du coup, je prends aussi bien sûr les critiques (et les louanges) sur le site (et les partages du site pour le référencement O:) )

Mon site tout neuf : https://www.gt-therapeuteacp-lyon.fr/

vendredi 15 septembre 2023

Et c'est parti! Pour de bon!

 

 Longtemps imaginé (licence en 6 ans, 5 ans de formation ACP, années de battement pour retenter l'inscription en Master pour la fac puis pour rendre et soutenir le mémoire en formation, donc oui, looooongtemps), résultat d'étapes laborieuses (dont vous avez eu l'essentiel sur ce blog), le moment tant souhaité est arrivé, je tiens le Graal entre mes mains et évidemment c'est dur à réaliser.

 J'ai dépointé à 7h, puis solennellement rendu mon badge et mon casque (en vrai je les ai balancés à l'arrache dans mon casier parce que j'avais un métro à prendre et en plus c'était la fin de 4 nuits de travail donc j'avais franchement la tête dans le c... mais laissez moi créer ma mythologie!), la vie de salarié est terminée, et avec elle les horaires (très!) décalés. Je rentre donc concrètement dans cet univers que j'ai passé tellement de temps à imaginer. Bon, comme le monde est mal fait, ça va commencer par un plongeon dans les aspects administratifs (c'est moins sexy que l'écoute empathique! enfin disons que ce n'est pas ça qui m'a motivé à m'inscrire en fac de psycho), moi qui suis capable de trouver insurmontable de me réabonner à un magazine, et l'aspect marketing qui n'est pas tout à fait ma fibre (je pense aussi que la création du site internet va impliquer pas mal de gros mots), mais le plus important c'est que je vais enfin exercer, recevoir des client·e·s, faire ce pour quoi j'ai traversé tout ça et je vais traverser le reste, avoir la sensation d'être à ma place.

 Et en plus, comme j'écris ce post dans un état de fatigue très avancé, je ne flippe presque pas (ce n'est absolument pas du déni) (heeeeeeelp c'est tout nouveau et si ça se passe mal?)

 Du coup, au moment du prochain post de blog (en plus ce sera sur un livre de Yalom <3 ), j'aurais déjà créé mon entreprise, peut-être même reçu des client·e·s!

lundi 24 avril 2023

Mémoire soutenu... il semble que je suis thérapeute


 

  Après des hésitations (sur le sujet, sur le plan, sur le style d'écriture, sur le plan, sur la conclusion, sur le sujet, sur pourquoi je me suis lancé là dedans, sur le plan...), des certitudes (dont certaines étaient tellement inébranlables qu'elles duraient un bon quart d'heure), des gains et des pertes d'énergie intempestifs, des moments d'enthousiasme et des moments de c'est bon je veux juste rendre un truc de toutes façons presque personne va le lire, un délai de rédaction d'un an largement dépassé, des centaines d'hectolitres de café, j'ai enfin soutenu mon mémoire vendredi. La soutenance, c'est le moment où on passe d'heures interminables et dans l'ensemble solitaires de lectures et d'écriture à une présentation d'une heure environ et en public, et c'est aussi le moment où on est brusquement amené à se rappeler de l'existence dudit mémoire après avoir été ravi de ne plus en entendre parler au moment où on a enfin rendu une version définitive. J'étais un peu stressé avant (ça devait se voir puisque plusieurs personnes m'ont dit de respirer... comme si c'était le moment pour moi de me lancer dans des techniques de relaxation aussi avancées!), je pense que la conviction que mon mémoire était inintéressant et incompréhensible qui m'envahissait depuis 48 heures a pu y contribuer, mais ça s'est finalement bien passé (j'ai même réussi à parler distinctement pendant la présentation et les échanges avec le jury, ce qui était au dessus de mes ambitions les plus folles).

 Ce mémoire, c'était aussi la clôture d'une formation de 5 ans (oui, je sais, ça fait le deuxième post pour dire que j'ai fini la formation... et en plus je retourne à leur évènement annuel en septembre) qui se trouve être une formation de thérapeute. Je suis donc thérapeute... depuis vendredi après-midi (vendredi soir, si on compte à partir de la remise du diplôme), et j'ai du mal à réaliser. L'un des effets inattendus, c'est que ça m'a amené (malgré la fatigue et l'envie de plutôt faire le vide) à des questionnements sur ce que voulait dire être thérapeute.

 Est-ce que je suis thérapeute depuis que j'ai des client·e·s? Certes j'avais le statut d'étudiant et j'étais transparent là dessus, mais à ma connaissance les personnes que j'ai accompagnées ne sont pas venues pour faire un exercice, ne m'ont pas accordé leur confiance pour faire face à de fausses difficultés. Mais si je pousse ce raisonnement jusqu'au bout, dans ce cas pourquoi est-ce que ça allait de soi pour moi de finir la formation, et pas seulement, loin de là, parce qu'être thérapeute implique d'être toujours en train de se former? 

 Est-ce que je serai thérapeute quand j'aurai obtenu le Certificat Européen de Psychothérapie? C'est au programme, mais pas pour tout de suite (il me manque pas mal d'heures de thérapie personnelle), et si je veux partir dans cette direction, je pourrais toujours considérer à ce moment là que je ne suis pas thérapeute parce que ce certificat n'a pas de reconnaissance officielle en France (CEP ou non, je vais être psychopraticien, et je pourrais l'être aussi avec zéro formation). Est-ce que je suis préoccupé par ce sujet parce que je suis encore aigri d'avoir été recalé en Master de psychologie? Ah non hein, j'espère quand même être passé à autre chose!

 Est-ce que je serai thérapeute quand j'aurai créé mon entreprise et quitté mon travail actuel (qui est mon job d'été qui s'est un petit peu prolongé, ça va faire bizarre de partir)? Peut-être sauf que, comme je le disais plus haut, j'aurais techniquement pu faire ça sans la moindre formation (et j'aurais eu exactement la même interdiction de me désigner comme "psychothérapeute"), et pour le coup je me serais senti beaucoup moins thérapeute!

 Est-ce que je me pose tout simplement trop de questions, parce que c'est l'aboutissement le plus significatif d'un parcours qui a été très long (inscription en fac de psycho par correspondance à la rentrée 2009!) et souvent énergivore, en travaillant à temps plein (et en horaires décalées), et qu'en plus j'avais oublié cet aspect le jour de la soutenance (souvenez-vous, j'étais surtout occupé à me dire que mon mémoire était incompréhensible et inintéressant) (et que le réveil avait quand même sonné très tôt!), donc de me retrouver avec ce statut du jour au lendemain ça met du temps à s'ancrer (ça, et me dire que j'en ai enfin fini pour de bon avec le mémoire!).

 Bref, c'est la fin d'une aventure, le début d'une autre, je m'installe normalement en septembre, et je suis thérapeute!

(oui, ça me fait encore bizarre de l'écrire)

mardi 27 septembre 2022

There and back again

 


 Depuis dimanche soir, j'atterris doucement du Workshop annuel d'ACP France, qui se trouve être la dernière partie expérientielle (où le travail va consister à vivre une expérience plutôt qu'à apprendre une technique ou de la théorie) de ma formation. Certes, ma formation en soi est loin d'être finie, pas seulement parce qu'être thérapeute c'est se former toute sa vie mais aussi, de façon bien plus terre à terre, parce qu'il me reste la soutenance de mémoire (ce qui implique de finir le mémoire, ça me paraît être un préalable intéressant) et des heures (beaucoup) de thérapie personnelle (eh oh, commencez pas à écrire "ça se voit" dans les commentaires!) et de supervision, et pourtant j'ai une double sensation de fin (une façon de me raconter que le mémoire sera une formalité? hum...). La sensation d'être enfin en haut d'un escalier qui a parfois été franchement abrupt et que j'ai commencé à monter en m'inscrivant en fac de psychologie à distance pour... septembre 2009, mais surtout la sensation, plus déstabilisante, d'arriver au bout de l'aventure entamée il y a 5 ans. C'était aussi la dernière fois que je voyais les personnes de mon groupe de formation en tout cas dans ce cadre mais, pour ça, j'étais tout à fait dans l'acceptation et la sérénité, vous n'avez aucune preuve du contraire.

 Une aventure qui a commencé, le monde est bien fait (ou alors j'aime bien faire des liens artificiellement pour permettre des analogies), en marchant dans la brume (sachant que c'était tôt le matin donc j'étais déjà bien embrumé à la base) sur un drôle de chemin qui allait me mener au lieu de formation, accompagné, le monde est bien fait, par la personne du groupe dont je suis devenu le plus proche (j'aimerais bien dire qu'une connexion s'est créée immédiatement mais, non, on a échangé des banalités). Tout ça pour dire que je suis passé directement de la fac de psychologie par correspondance (force aux étudiant·e·s de l'IED qui me lisent) à une formation qui consiste pour les deux premières années en des groupes de rencontre en résidentiel, autant dire qu'il y a eu comme un choc culturel. Et aujourd'hui, plusieurs années calendaires après cette première session de formation dont j'ai l'impression qu'elle s'est à la fois terminée hier et il y a une éternité, une page se tourne et c'est compliqué de réaliser que je ferme ce tome. Pour autant, difficile de revenir sur ce qui s'est passé entre temps (même si j'ai fait une tentative ici et ici) : je ne saurais pas l'exprimer aussi bien que Rogers donc je vais faire simpliste mais, l'expérientiel, ça se vit. Si je cherche à mettre des mots sur ce que j'ai vécu ces cinq dernières années, il y a de fortes chances, en particulier si vous n'avez jamais vécu ce type d'expérience (à travers par exemple les groupes de rencontre, la Gestalt, le focusing, ...) que vous ayez l'impression que j'exagère (voire que je me fiche de vous) ou que j'écrive sous l'influence de substances euphorisantes (je veux dire, plus que le café).

 Pour parler de choses plus objectivables, j'ai fait des rencontres précieuses (à l'IED aussi, d'ailleurs, j'ai fait des rencontres précieuses), appris à pratiquer parallèlement à l'acquisition de théorie (mais je continue à m'intéresser à la théorie!) et laborieusement progressé sur la communication entre ma partie mentale et ma partie émotionnelle, avancé sur des sujets et mesuré que ça allait être compliqué sur d'autres, eu, Graal ultime, de vrai·e·s client·e·s, et en plus en me sentant légitime comme thérapeute (j'espère que les personnes que j'ai écouté·e·s et qui me lisent éventuellement ne sont pas en train de soupirer fort en lisant ça... oops), commencé une thérapie personnelle (la précédente datait du lycée et disons qu'elle ne m'avait rien apporté de flamboyant), appris à parler moins vite et plus posément (non, ça ce n'est pas vrai ^^), fait l'expérience (que je continue à faire) de l'écoute bénévole à laquelle je tiens énormément, rédigé un mémoire avec moins de contraintes en particulier temporelles qu'à l'IED ce qui m'a permis d'y mettre plus de sens, et même parlé à peu près volontairement en public (c'était vendredi dernier) (ça s'est bien passé... enfin, après le moment où je me suis mis à perdre le fil et bégayer avec un stress ostensible). Je l'ai réalisé en écrivant, mais ce vécu fait bien écho au propos de Rogers qui associe le développement du ou de la thérapeute à un développement personnel. A l'IED aussi, j'ai évolué en tant que personne, à la fois en allant chercher des ressources pour surmonter des difficultés dont certaines n'étaient probablement pas indispensables et dans ce que m'ont apporté les apprentissages de façon plus classique (c'est une expérience bien particulière d'intégrer la théorie de l'attachement quand on s'est construit avec un tempérament asocial classe et ténébreux très introverti), mais ça reste loin de l'expérience vécue à ACP France (ce post n'est pas (encore) sponsorisé).

 C'est, j'ai insisté dessus, une fin, mais d'un autre côté ce n'est pas pas la fin (ça sonnerait super bien de dire que c'est un nouveau début, mais ce serait très artificiel vu que je n'ai pas prévu de m'installer avant septembre 2023). Dans les chantiers qui m'attendent, sur fond de caféine, il y a, donc, la fin et la soutenance du mémoire, et aussi, en vue de m'installer, la découverte de l'univers administratif qui va avec, qui me paraît pour l'instant aussi accueillant qu'un concert de marteaux piqueurs et aussi accessible que le programme de stats de L3. Et le blog va bien sûr poursuivre son œuvre, avec si tout va bien un rythme plus soutenu que cet été.

 

mercredi 26 janvier 2022

Reprise de la pause


 

 Vous l'aurez peut-être remarqué, le blog est en suspens depuis à peu près 3 semaines. Non, je ne suis pas terrassé par une crise de flemmingite (enfin, je veux dire, pas plus que d'habitude), ni en vacances (sniff), ni en train de lire un pavé de 1200 pages qui expliquerait le délai. Disons que, quand j'avais annoncé la première interruption, le délai annoncé de 2 ou 3 mois était mignon du déni on va dire très très optimiste. Ça n'a pas échappé aux plus perspicaces qu'elle a duré plutôt 6 mois, mais à mon empressement de reprendre des lectures (plus ou moins) hors-mémoire, je n'ai pas fait de post exprès pour préciser que je n'avais pas lu tout ce qui était prévu (c'était donc, techniquement, une pause entre deux pauses... mais si, ça veut dire quelque chose).

 En gros, je finis de relire les livres de Rogers et je reviens (et je me dépêche, parce que depuis le temps j'ai une pile de livres conséquente qui m'attend!). Pour ce qui est du mémoire, il avance aussi (disons que j'ai l'intro et le plan, donc il ne me reste plus que 80% du travail de rédaction, autant dire que j'ai quasi fini) (bien sûr que non, je ne vais pas m'apercevoir au milieu que le plan ne fonctionne pas et devoir tout reprendre, qu'est-ce qui vous fait dire ça?), je vais peut-être même pouvoir le rendre dans le délai prévu. En attendant, je retourne boire du café (et du déca aussi, j'ai décidé de limiter la caféine parce qu'il paraît que dormir ça marche pas mal aussi pour contrer les effets du manque de sommeil).

lundi 21 juin 2021

Pause cafés


 Le top départ du mémoire est officiellement lancé (en vrai ça fait quelques semaines, mais chut), et comme je l'avais plus ou moins prévu, le sujet que j'ai choisi ne traite pas directement de la psycho, ce qui implique que les lectures préparatoires (à part celles que j'ai déjà faites et qui vont me servir, en particulier quelques livres de psy sociale qui devraient trouver un chemin jusqu'aux pages du mémoire), sauf exception, ne devraient pas être résumées sur le blog. Je vais aussi, je pense, relire les livres de Rogers, déjà parce que ça va me servir pour le mémoire en question (oui, pour un mémoire sur l'ACP, il se peut que ça ait du sens), mais aussi parce que je ne pense pas que je vais avoir la motivation pour me lancer là dedans à un autre moment (et, non, je ne vais pas refaire les résumés, même si vous êtes sympathiques).

 Le blog va donc être en pause pendant un moment, mais pas moi (d'où le pluriel à "café" dans le titre), même si je vais aussi prendre un peu de vacances (parce que les vacances, c'est bien), et les posts vont être soit absents, soit très rares, pendant deux ou trois mois je pense. En attendant, vous pouvez lire et relire les commentaires existants (il y a 237 livres, d'après l'outil "libellés" sur le côté) et ainsi vivre en direct la réécriture des anciens posts en écriture inclusive (pas tout de suite tout de suite, mais bientôt, par contre il y en a pour un moment), et même les commenter si vous avez envie.

 En attendant, je vous souhaite un bon été, et je fais au mieux pour revenir vite, parce que j'ai envie de faire le mémoire mais je suis aussi pressé de revenir ici.

mercredi 21 avril 2021

Fin de cycle 2


 Il y a quelques jours s'est terminé pour moi le cycle 2 de formation à l'ACP (astuce mnémotechnique qui m'aide pas mal, c'est celui qui succède au cycle 1).

 Je le voyais comme axé sur la théorie (surtout par contraste avec le cycle 1 qui expédie de façon très directe dans la pratique, ça pique un peu au début -après aussi, en fait, mais après on est au courant-), mais c'est aussi un premier pas vers la pratique de thérapeute (c'est à dire qu'on s'entraîne, par opposition au premier cycle, à écouter des personnes qui ne sont pas en train de se former à l'ACP, et croyez-le ou non ce n'est pas toujours tout à fait pareil). J'ai donc eu par exemple le plaisir d'intégrer une association d'écoute téléphonique bénévole (et aussi d'être recalé d'une autre, et pour l'ego c'est top de se faire fermer la porte au nez d'une asso qui s'appelle La Porte Ouverte), même si cette écoute a beaucoup trop ralenti à mon goût à cause de cette *** de pandémie (j'ai le choix entre plusieurs trajets en transports en commun pour accéder au centre d'appels, mais tous impliquent de prendre une ligne très fréquentée, j'ai cru comprendre que ce n'était pas recommandé). Je devrais (enfin!) reprendre bientôt.

 Mais le changement le plus radical est qu'un aventurier et une aventurière m'ont fait l'honneur de me rejoindre dans mon parcours! 10 ans après mon inscription en 1ère année de psycho, j'ai donc enfin pu accompagner de vraies personnes, qui ont toute ma gratitude (oui c'est convenu comme formule mais c'est pour de vrai, à chaque moment de chaque séance). Cette recherche a aussi été l'occasion d'expérimenter les annonces passées dans le vide, les désistements et disparitions, sur lesquels les livres de psy clinique sont quand même assez discrets en général mais qui ont l'air de pas mal faire le sel de la pratique pro (je pense qu'en début de pratique la première formulation qui vient n'est pas nécessairement celle-là). Et, objectif pédagogique oblige, j'ai aussi découvert les joies de me voir et m'entendre sur un enregistrement ("mais pourquoi je hoche la tête comme les chiens en plastique à l'arrière des voitures? pourquoi j'ai une tête de chien en plastique à l'arrière des voitures? et c'est quoi cette voix? comment fait l'autre pour supporter ça pendant une heure?"). Et aussi, Skype, c'est pratique, mais gérer des problèmes techniques en direct quand mes connaissances en informatique les plus sophistiquées c'est Ctrl-Alt-Suppr tout en ayant l'air pro, j'ai pu constater que ce n'était pas tout à fait ma vocation ("ah pas de son je vais essayer de regarder d'où ça vient CALMEMENT JE SUIS TRES CALME POURQUOI ÇA MARCHE PAAAAS ça fait deux minutes j'ai toujours pas trouvé c'est comme la fin du monde mais en pire mais non je n'exagère pas").

 Mais heureusement, pour se remettre de retrouver la posture de thérapeute idéale face à tous ces obstacles, il y a la supervision, qui est d'ailleurs une grande part du cycle 3, qui va consister à devenir thérapeute pour de vrai (passer officiellement de l'accompagnement ACP à la thérapie ACP). Toujours des écoutes, donc (sauf bien sûr arrêt de leur part, je garde mes client·e·s-aventurier·ère·s, non mais! -et je continue l'écoute bénévole dans l'asso-), et toujours de la théorie, mais ça ce sera en autonomie puisqu'il faudra rédiger un mémoire (et aussi proposer une intervention à l'événement annuel d'ACP France, autant vous dire qu'en tant qu'introverti je suis extrêmement détendu à cette perspective). Cette année sur le blog il y aura donc soit une part des résumés consacrés à la préparation du mémoire, soit moins de résumés si le thème du mémoire ne concerne pas l'aspect psychothérapie de l'ACP (j'ai une idée qui va dans ce sens mais comme je ne me suis pas renseigné du tout sur ce qui allait être demandé je ne sais pas si ça va être pertinent de partir dans cette direction)... et aussi, donc, probablement, des posts pour râler aux moments où je vais ramer pour la rédaction (je sais c'est super surprenant parce que ce n'est vraiment pas mon genre de râler).

 Enfin tout ça c'est à partir de juin, pour l'instant je reste avec le souvenir des quatre années de formation passées et du champagne qui a accompagné la remise du diplôme (dans un gobelet en plastique, une occasion de confirmer que la vraie beauté est à l'intérieur), et la perspective de passer encore une année avec mon précieux groupe de formation que j'ai eu tellement de chance de rencontrer.

samedi 18 juillet 2020

Annonce



 De plain pied dans la 4ème année de formation (sur cinq), il est temps de passer aux choses sérieuses (encore plus sérieuses que la pratique de l'écoute bénévole dans une asso) : l'entretien avec des client·e·s, l'endossage (endossement?) du rôle de thérapeute pour de vrai! 

 L'institution nous demande en effet de faire de premiers entretiens, de proposer un premier suivi, et d'enregistrer les séances pour pouvoir travailler dessus en groupe (bien entendu, l'anonymat est strictement conservé, et les enregistrements ne sont utilisés que dans le cadre de la formation). Et comme il se doit, il m'est immédiatement venu à l'idée de faire la proposition à mes discret·ète·s mais fidèles lecteur·ice·s! (bon, en vrai, j'ai d'abord tenté sur Twitter et ça n'a pas abouti, mais je n'avais pas encore pensé au blog, alors que ça a un peu plus de sens)

 Donc voilà, si vous voulez m'aider à valider ma formation tester l'ACP côté client·e, bénéficier d'une psychothérapie sans que ça n'implique le budget d'un suivi avec un·e thérapeute déjà professionnel·le, avoir l'immense privilège de voir l'auteur de ces lignes (qui se trouve en plus être un excellent thérapeute, si si!) par écran Skype interposé, si vous connaissez quelqu'un dans ce cas, ou tout simplement si vous avez des questions (pour les questions, d'ailleurs, vous avez aussi la section commentaires de ce post, ce qui vous vaudra la gratitude des personnes qui se posaient la même question), j'attends avec plaisir vos mails sur l'adresse e-mail du blog ( iedienpsycho@gmail.com )

 Du coup à bientôt, pour de nouveaux résumés ou, si vous en avez envie, pour un accompagnement en Approche Centrée sur la Personne (ou même les deux)

dimanche 12 mai 2019

Fin de cycle 1


 Certes le cercle d'un groupe de rencontre rogérien peut facilement évoquer une centrifugeuse, mais le cycle du titre désigne bien une étape de la formation, et non le cycle d'une machine à laver (encore que, est-ce si différent? Quel·le étudiant·e du groupe n'a jamais eu la sensation d'être passé dans le tambour d'une machine, essorage inclus?).

 Il y a un peu plus de deux ans, faisant le deuil contraint de la perspective du titre de psychologue, je prenais un nouveau départ et me retrouvais, un peu perdu (la lecture de trois livres de Carl Rogers m'avait bien peu préparé à passer la journée à prendre les émotions des autres en pleine figure, et 6 ans de fac par correspondance encore moins), à passer trois jours intenses avec, à quelques changements près en cours de formation, les autres membres de mon si précieux groupe 14. Deux ans, sept autres groupes de rencontre (trois de trois jours et quatre de huit jours), deux séminaires expérientiels (un groupe de rencontre aussi sauf qu'on est une centaine et qu'il y a des ateliers libres avant et après pour ceux et celles qui ne sont pas assez fatigué·e·s), la rédaction d'une autobiographie et d'un épilogue de ces deux ans plus tard, me voici l'heureux propriétaire d'un magnifique diplôme. Ce morceau de papier bien particulier, c'est aussi des souvenirs intenses (euphémisme), des rencontres fortes avec moi-même (alors qu'avant la formation j'estimais que pour l'introspection je me débrouillais bien tout seul merci, à quoi peuvent bien servir les autres pour mieux me comprendre moi-même et puis d'ailleurs je n'ai pas grand chose à découvrir hahaha) et avec d'autres (aussi improbable que ce soit, avec mon tempérament notablement asocial). Je pense que le contenu du blog n'a pas particulièrement changé pendant cette période, pour les personnes (s'il y en a... hum) qui me suivaient avant et qui ne sont pas parties entre temps, j'espère que ça vous convient toujours.

 J'ai bien sûr resigné pour les deux années suivantes (le cycle 2), qui vont avoir plus de contenu théorique (histoire de l'ACP, psychopathologie, ...) même si la part des ateliers pratiques reste importante. Comme à la naissance du blog (la nostalgie m'étreint, sniff), une bonne part des résumés va donc concerner les lectures recommandées même si je devrais pouvoir en caser d'autres (bon, en vrai, il y avait aussi des lectures recommandées en cycle 1, donc ça ne change pas tant que ça). L'écoute sera aussi travaillée avec une activité bénévole qui permet de bénéficier de supervision, de pratiquer plus officiellement et plus régulièrement, d'aider son ou sa prochain·e (mais si, c'est important) mais aussi de développer des compétences de contorsionniste en essayant de caser tout ça dans son planning ("mais enfin ce n'est pas si compliqué, si on enlève une nuit de sommeil ou deux ça rentre parfaitement!") et, en deuxième année de cycle 2 (donc en quatrième année), de faire des vraies consultations avec des client·e·s qui veulent bien avoir affaire à une personne en formation (si jamais des personnes sur Lyon rêvent de m'avoir comme écoutant dans un an -on ne sait jamais-, n'hésitez pas à me le faire savoir par mail sur l'adresse du blog).

 Et si tout va bien, je devrais pouvoir poster ici dans deux ans un bilan de fin de cycle 2, et être relativement proche, après une inscription en fac de psychologie en 2009, d'ouvrir enfin mon cabinet.

samedi 16 juin 2018

Note de service



 Pour des raisons successives de sommeil et de PC défectueux, vous l'aurez peut-être remarqué, l'activité du blog a pas mal ralenti (mais bon, pendant ce temps, c'était la présentation du blog Allodoxia en page d'accueil, et ça, c'est classe).

 Maintenant que c'est à peu près rétabli, l'activité va reprendre... euh, lentement en fait, puisque le blog va prendre son rythme d'été, où je ne poste pas beaucoup soit parce que j'ai trop de travail, soit parce que je suis en vacances. Mais je vais reprendre quand même. Et il y aura un jeu avec des millions d'euros à gagner, et des présentations de livres de Maslow (enfin, pour les millions à gagner, je vais réfléchir).

jeudi 16 février 2017

Nouveau départ!



 C'est maintenant officiel! N'ayant pas été admis au Master initialement prévu, pour lequel il n'y avait supposément pas de sélection au moment où je me suis inscrit (oui, je suis toujours un peu aigri), c'est forcément plus compliqué de convoiter l'éventuel Master 2 qui s'ensuit, lui-même suivi de l'inaccessible étoile, le titre de psychologue (pour le coup très littéralement inaccessible). Et, comme je le prévoyais plus ou moins quand mon échec s'est officialisé, la thérapie à laquelle j'ai le plus envie de me former, moins universitairement mais plus directement, celle que j'ai le plus envie d'utiliser professionnellement, est l'Approche Centrée sur la Personne, de Carl Rogers. J'apprécie l'approche à la fois éthique (si le·a thérapeute ne respecte pas son ou sa client·e, cherche à lui imposer ses valeurs, serait-ce avec de la bonne volonté, ça ne peut pas fonctionner) et pragmatique (l'approche non-directive n'a pas été élaborée par Rogers parce que l'idée sonnait bien, mais parce que la méthode fonctionne, a des effets bien spécifiques, et Rogers insiste énormément sur l'importance de relever ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, de chercher sans cesse à progresser, ...), la compréhension du psychisme liée à la théorie de cette méthode m'aide moi-même au quotidien, ... Certes, je vais avoir du mal à dire "client" au lieu de "patient" (je viens à l'instant de rectifier ce que j'avais écrit plus haut), mais ça tombe bien, je vais justement suivre une formation de plusieurs années, ça fait un premier axe de progrès.

 Je vais donc prendre le car demain matin à l'heure indécente de 6h40 pour me rendre à Conqueyrac (si si, ça existe) pour un premier week-end avec l'organisme ACP France. Si je ne vais pas cacher que ce n'était pas mon premier choix et que j'aurais préféré faire un Master normalement et être psychologue normalement, qu'une partie masochiste au fond de moi regrette le sprint de révisions paniqué en fin d'année à se débattre avec des cours pour certains incompréhensibles, ou encore la perspective de l'épreuve initiatique du mémoire de recherche (en plus j'avais trouvé un stage, grrrrr!), ça va être une bouffée d'oxygène, après 6 ans de fac (oui, j'ai mis 6 ans à avoir ma licence... oui, je sais) et en tout et pour tout 100 heures de stage comme présence sur le terrain avec des vrais gens, d'avoir une approche plus directe et concrète de la thérapie (sans parler, après 6 ans de fac par correspondance -oui, je sais, j'ai mis 6 ans à avoir ma licence-, d'être en formation avec des gens).

 C'est encore plus officiel que quand j'ai reçu le mail me disant d'aller me faire voir m'annonçant que ma candidature en M1 développement n'était pas retenue, je ne suis plus Iedien (je suis.. euh... ACP-Francien? ACP-Français?). Bon, je ne vais pas changer le nom du blog parce que c'est galère, et en plus mon (long) premier contact avec la psycho était, et restera, avec l'IED, mais surtout le contenu ne va pas profondément changer. Il est fort possible que la proportion de fiches de lecture sur l'approche rogerienne, voire plus généralement sur la psychologie humaniste, augmente, mais je ne compte pas me documenter exclusivement sur cette méthode, puisque des éléments d'autres approches peuvent enrichir la théorie de celle-ci, et puis ça peut toujours être utile de se renseigner sur un sujet en particulier (psychopathologie, neurologie, ...) quelle que soit la méthode concernée (et en plus, si j'avais trouvé pertinent depuis le début de ne me renseigner que sur une méthode en particulier, je n'aurais jamais entendu parler de l'approche rogerienne!). Certes, les livres présentés auront été lu avec en tête les concepts techniques et éthiques, la sensibilité de l'Approche Centrée sur la Personne, mais c'était déjà un peu le cas puisque si cette sensibilité ne m'avait pas parlé, je me serais dirigé vers une autre formation.

 En tout cas, pour l'instant, I'M GOING ON AN ADVENTURE \o/

mardi 10 janvier 2017

5 ans du blog!


 Le blog a aujourd'hui 5 ans d'existence! Ouah, c'est passé vite, damnède! 5 ans, 99 livres commentés, trois projets tutorés rendus, 145 articles écrits (dont, quand même, une chanson et un conte), à peu près un milliard de coquilles... bon, sur le plan universitaire, c'est un peu moins brillant (j'aurais bien aimé ne pas marquer les 5 ans du blog par la fin de la fac -_- ) mais on va pas chipoter...

 J'espère que ce blog vous aura intéressé, voire aidé, en tout cas j'ai pris et je prends plaisir à le faire (et à lire vos commentaires) et j'ai bien l'intention de continuer. Bon ce n'est pas très original, mais c'est pas de ma faute, je n'ai rien de vraiment original à raconter.

 Est-ce que vous avez des suggestions? Des trucs particuliers à raconter? Des idées d'articles que vous aimeriez lire? Des articles ou séries d'articles que vous avez particulièrement aimé, ou moins aimé? A vous de vous exprimer un peu, parce que bon, il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait que moi qui écrive, hein!

mercredi 26 octobre 2016

Pré-requis insuffisant


 C'est officiel... sauf repêchage inespéré, je fais partie des 132 recalés parmi les candidats au Master Troubles de l'Enfance et de l'Adolescence. C'est par définition un risque quand on s'inscrit à un cursus sélectif, mais ça reste un coup sur la tête, et je ne peux m'empêcher d'avoir un sentiment d'injustice vu que c'est la conséquence indirecte de ce qui s'est passé l'année dernière.

 Comme la fac en présentiel est exclue pour moi (travail à plein temps en horaires décalés), et que je ne suis pas assez motivé par la psychologie sociale pour faire un Master (ce qui implique 300 heures d'un stage qu'il faut accessoirement trouver, mémoire de recherche, ...), je pense m'arrêter là pour la fac de psycho. Le projet pour l'instant c'est de me former en Approche Centrée sur la Personne (Carl Rogers), du coup si quelqu'un connaît les différents organismes qui proposent cette formation et en aurait un en particulier à me conseiller voire à me déconseiller, toute info serait très bienvenue soit en commentaires soit par mail (l'adresse est dans la présentation du blog, mais si, là haut). Bon j'aurais peut-être radicalement changé de projet dans 10 jours, parce que par définition quand on vient de prendre un coup sur la tête on n'y voit pas très clair, mais je ne pense pas finir par jeter à la poubelle ces sept ans d'effort.

 Pas de regrets de m'être inscrit au départ, déjà parce que je savais dès le début qu'il y avait sélection à la fin même si je m'attendait plutôt à être bloqué à la porte du Master 2, mais aussi parce que si je ne m'étais pas inscrit je n'aurais pas rencontré tous ces étudiants (surtout étudiantes, du coup) qui ont aussi enduré les aléas de l'IED, ont permis un soutien mutuel indispensable (malgré, précisément, la sélection qui arrivait) et ont enduré plus que de raison mon humour sur Facebook, je n'aurais jamais entendu parler de Rogers ni de Bowlby, je ne serais pas sorti de ma zone de confort pour faire des choses dont je me pensais incapable (faire un projet tutoré, trouver un stage, ...), je n'aurais pas créé ce blog, je n'aurais jamais su que "descendre en bas" n'était pas forcément un pléonasme (parce qu'en fait, on peut aussi descendre au milieu de l'amphi), ...

 Sauf changement de programme majeur, le blog va quand même continuer, puisque je vais continuer de me former (même si je ne vais pas renouveler mon abonnement au Journal des Psychologues parce que bon, on va pas non plus... hein... bon). Bon, parmi les prochaines fiches de lectures, les deux qui concerneront les tests psychologiques pour enfants et adolescents seront là purement pour la beauté du geste, mais j'ai déjà acheté les livres et ils coûtaient cher ^^ Sinon, je viens de faire une formation d'initiation à l'ACT -Thérapie d'Acceptation et d'Engagement-, donc il devrait y avoir quelques fiches sur le thème.

 Félicitations en tout cas, et surtout bonne continuation aux 74 non recalés!

vendredi 2 septembre 2016

C'est parti pour le M1 développement... à moins que ce ne soit pas parti pour le M1 développement


 
 Ma candidature pour le M1 est envoyée... Il s'agit du M1 DEV pour les intimes, M1 Troubles de l'enfance et de l'adolescence de son nom officiel. J'avais déjà prévu d'intégrer ses rangs l'année dernière mais, souvenez-vous, ça ne s'était pas passé comme prévu . Si j'ai bien compris, il faut s'attendre à une réponse fin septembre-début octobre.

 En cas d'acceptation, c'est parti pour au moins 2 ans d'apnée qui vont impliquer un stage, et un mémoire de recherche donc une grande partie des fiches de lecture qui vont être monothématiques (mais j'ai déjà fait 3 projets tutorés et un stage, donc vous avez l'habitude ^^). En cas de refus, il y a de fortes chances que mes aventures IEDiennes s'arrêtent là au moins pour un moment, mais il ne sera pas question d'arrêter brusquement la psychologie après 7 ans, je vais probablement m'orienter vers une formation plus spécialisée pour m'installer en tant que psychothérapeute... même si ce sera avec beaucoup de regrets dans la mesure où je préfère travailler en équipe donc en institution, et surtout je serais moins compétent que si j'avais un Master au lieu d'une licence, et c'est un peu embêtant quand même.

 Du coup c'est un gros tournant qui s'annonce, mais pour l'instant je n'ai pas grand chose d'autre à faire que d'attendre.

 Bien sûr, les fiches de lecture vont continuer d'arriver ici en attendant la réponse. Parce que.

mercredi 30 mars 2016

Vacances : on va se forcer ^^




 J'avais râlé un peu sur ce blog (alors que c'est vraiment pas mon genre), au moment qui aurait dû être celui de la rentrée, quand j'ai eu la surprise d'apprendre que je n'allais pas rentrer du tout cette année. Dans la mesure où je profite pleinement des inconvénients (le moindre n'étant pas la crainte qu'on me fasse la même blague cette année, même si c'est désormais illégal ), je ne vois pas pourquoi je ne profiterais pas des avantages, et j'ai donc tout un mois entier de suite de vacances, sans partiels à passer ni à préparer. 

 Le temps mort annuel du blog va donc être regroupé sur avril au lieu d'être réparti sur juin et septembre, la prochaine fiche de lecture devrait arriver mi-mai ou fin mai et ça va être de la psychologie du développement (comme le Master où je devrais être inscrit l'année prochaine, c'est fou, ça!). En attendant, la page d'accueil sera ornée d'une magnifique illustration qui confortera l'idée que la fac de psycho c'est pour les paresseux·ses (même si c'est pas vrai, en tant qu'expert en paresse je suis très légitime pour le dire).