mardi 8 octobre 2013

S5r le fil...



 Surtout pour des résultats de partiels, mieux vaut tôt que tard, mais mieux vaut tard que jamais (et puis on n'a pas vraiment le choix, c'est pas comme si on pouvait corriger les copies à la place des profs... d'ailleurs je me demande bien pourquoi). Si la première session des partiels a comporté quelques bonnes surprises (une très bonne en psychologie sociale, mais surtout une note de stats qui bien que de 3/20 se compense avec d'autres matières ---> je suis débarrassé à vie du calcul d'Anova à la main!!!), les résultats ont tout de même impliqué un voyage aux rattrapages (What did you expect?, comme dirait Uma Thurman). Vous l'aurez compris, c'est un peu pour ça que le blog était très très désert pendant presque deux mois (eh non, je n'étais pas en vacances... si seulement...), avec en plus le timing qui a fait que c'est Dolto qui s'est retrouvée en page d'accueil pendant cette période (c'est dire si j'étais trop occupé pour poster).

 Bref, je voulais crier ma joie à la face du monde : mon semestre 5 est validé, mon objectif de cette année est rempli!!! \o/ \o/ \o/ Et, pour faire les choses de façon holywoodienne, j'ai validé le semestre à 1 point près! Ça va un peu au delà de l'anecdote, parce que parmi les trois matières que j'ai passées au rattrapage, il y avait Attention, Perception, Mémoire, la matière la plus impossible de l'année (derrière les stats), une centaine de pages dont chaque paragraphe était à retenir, avec des noms de chercheur·se·s et des nuances de partout, et surtout dont un tiers était de la science physique (j'ai dû renoncer à m'entendre avec la science physique vers le 2ème trimestre de 4ème, soit environ 2 trimestres après ma rencontre avec la science physique). Autant dire que j'étais très satisfait de mon 7/20 en juin. Autant dire que ce n'est pas sur cette matière là que je comptais pour gagner l'essentiel des 6 points qui me manquaient pour pouvoir regarder de haut le reste du monde parce que moi, j'ai un S5 de psycho. Cette matière se trouvait aussi, par le hasard du planning, être la dernière à passer. Avec la fatigue accumulée : des révisions du juin, du stress de juin, des partiels de juin, du stress des résultats de juin, de mon travail où l'été est de loin la période la plus chargée, des révisions de septembre, du stress de septembre, du début des partiels de septembre et du bout du tunnel qui apparaissait, en lisant le sujet et en voyant que je ne connaissais pas du tout le cours pour une des questions (hop, noté sur 15, ça, c'est fait) et que je ne saisissais pas bien ce qui était demandé pour une autre, j'ai été tenté de sortir de l'amphi et de rendre copie blanche. Il a fallu que je me secoue, que je me dise que bon il y a 5 points en QCM (sans points négatifs) donc si je sais répondre genre à 3 questions, que j'ai de la chance sur les deux autres, il me suffit de gratter 3 points sur le reste du sujet pour ne pas être venu pour rien, 3 points c'est quand même faisable, pour me décider à faire le partiel "normalement" et marmonner quelque chose (oui, marmonner par écrit, parfaitement!) aux questions de cours, ce qui paraissait avant de m'y mettre un effort insurmontable.

 Bon, vous me voyez venir, surtout que je suis déjà venu tout à l'heure, j'ai eu 8/20 tout pile à cette épreuve, soit 1 point tout pile de gagné. A celle où j'avais eu 5/20 en juin et que je la sentais bien et en plus je savais mon cours, j'ai eu à ma grande incompréhension 6/20 (les 6 et 8 en 2ème année qui restent pour moi un grand mystère, avec la même prof, auraient dû me mettre la puce à l'oreille...). A celle où j'avais eu 6/20 mais cette fois je savais mon cours, j'ai eu 10/20, ce qui n'est ni une bonne ni une mauvaise surprise. Il fallait que je gagne 6 points minimum, j'ai eu 6 points tout pile... et j'en aurais eu 5 si j'avais cédé à la tentation de rendre copie blanche. Si je ne m'étais pas mis une paire de gifles (métaphoriquement, même si l'inverse n'aurait pas manqué d'intéresser les futur·e·s psy qui m'entouraient), j'aurais deux matières, dont cette fameuse et redoutable APM, à me traîner pendant mon semestre 6. Tout ça pour dire, RESISTEZ à la tentation de rendre copie blanche ou de ne pas venir au partiel. Vu de loin ça peut paraître évident. Quand même, tant de préparation, tout ça pour sur place renoncer à une malheureuse heure et demie (maximum) d'efforts! Mais sur le moment, avec la fatigue et le stress, je sais pas si c'est le fight or flight ou autre chose mais ça peut paraître super cohérent, et je ne pense pas être le seul à qui c'est arrivé (je ne parle pas des cas où on n'y va pas parce qu'on vise un 15/20 dont on a besoin pour être sélectionné quelque part, alors que si on a par exemple 11 ou 12 c'est fini, on ne peut plus repasser cette matière... là c'est cohérent pour de vrai de ne pas se présenter).

 Sinon, pour le projet tutoré de psy du développement qui a occupé ce blog autant dans la section fiches de lecture que dans la section je raconte ma vie, j'ai finalement eu 13/20, c'est satisfaisant. Par contre je n'ai pas eu d'autre retour que la note, donc je ne sais pas ce qui m'a valu d'avoir ces 13 points, ni ce qui m'a valu de ne pas avoir les 7 autres.

 Maintenant que j'ai toutes mes notes, je peux regarder résolument, le menton noblement relevé, vers l'avenir. Mon objectif de l'année prochaine est de valider le semestre 6, et ainsi de récupérer une belle licence de psychologie qui fera tenir sur un bout de papier 5 années mémorables (oui, première année en un an et après un semestre/an). C'est un peu intimidant, après ces débuts qui semblaient interminables, d'être à une seule année de l'entrée en Master. Le Master, c'est chez les grands... Les deux principales montagnes qui se dessinent à l'horizon de ce semestre 6 sont un projet tutoré en psychologie sociale... et un stage d'observation de 100 heures!!! 100 heures c'est pas beaucoup, mais je vais enfin voir des vrais patient·e·s, des patient·e·s qui sont pas en encre et en papier! Et voir des vrai·e·s psys qui travaillent pour de vrai, de près, pendant qu'ils travaillent! Ces deux montagnes vont être visibles depuis le blog. Bien sûr je ne vais pas raconter le stage (ne pas respecter le code de déontologie des psychologues avant même d'avoir la licence c'est pas nécessairement bon signe) mais la prof qui corrige le rapport de stage demande un maximum de lectures (si on peut même pas aller déranger des professionnel·le·s les mains dans les poches...), donc entre ça et le projet tutoré les lectures tiendront plus des suggestions des enseignant·e·s que des choix personnels. Pour mes camarades de l'IED : la prof de Méthodologie de l'Entretien étant semble-t-il très exigeante, attendez-vous aussi à voir pousser ici des fiches de lecture de la bibliographie proposée pour ce cours (par contre n'attendez pas exprès, je n'ai aucune idée de quand!).

Le programme pour l'année suivante c'est, si je suis admis (LOL), d'aller en M1 de psychologie clinique (à l'IED bien sûr, à moins de gagner au loto sans jouer ou que mon employeur, dans un élan de générosité, décide de me payer sans que je travaille en échange), sinon d'aller en M1 de psychologie du développement (qui est en fait un M1 clinique de l'enfant et de l'adolescent), où la sélection est semble-t-il moins sévère. Si je ne suis pris à aucun des deux (c'est envisageable parce que là, depuis la 1ère année je flirte tellement avec la moyenne que c'est limite du harcèlement), je vais probablement préparer le concours de conseiller·ère d'orientation (il se peut que ça signifie la fin des mises à jour sur le blog : en tant que pas psy ma légitimité pour parler de livres de psycho est déjà moyenne, donc continuer d'en parler sans même envisager d'être psy...). Mais jusqu'au 4 novembre, date de la rentrée, le programme, c'est vacances ^^

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