jeudi 7 décembre 2023

Nouvelles aventures

 

 Comme je l'ai annoncé sur ce blog une fois ou deux (ou douze), cette fin d'année a été un moment de changements monumentaux pour moi puisque j'ai quitté après 13 ans le travail de nuit pour rejoindre l'univers des gens normaux (si vous vous posiez la question, oui, la vie sans fatigue chronique c'est plus sympa), quitté le salariat que j'avais toujours connu depuis que je travaille pour me mettre à mon compte (j'ai un logo que j'aime de façon disproportionnée, un cabinet, une carte de visite et j'ai même édité des factures) (moment d'excitation hier en remplissant ma première déclaration à l'URSSAF... bon, je pense que ça ça va vite passer!), et j'exerce enfin le métier pour lequel je me forme depuis... longtemps, comme l'ancienneté des premiers posts de ce blog peut en témoigner (envoyez-moi des client·e·s).

 On dirait que je n'aime pas l'immobilité (ou alors c'est une façon adroite pour me dissimuler à moi-même que je flippe parce qu'un cabinet c'est compliqué à remplir), puisque pour fêter la fin de ma formation je me suis inscrit à deux formations. Deux formations qui vont être à peu près au pôle opposé de ma zone de confort (oui, encore plus que quand je me suis retrouvé au milieu d'un groupe de rencontres de bon matin, avec mon tempérament introverti renforcé avec la vie sociale qu'on peut imaginer avec un travail de nuit et 6 ans de fac par correspondance), puisque je vais me former à la thérapie de groupe (avec le même organisme que ma formation initiale) et à la partie commerciale du métier de thérapeute (ce blog oscille en général entre 15 et 20 pages vues par jour, pour situer à quel point la visibilité est un sujet qui me fait vibrer).

 La thérapie de groupe parce que ce qui m'a de loin le plus apporté dans la formation ce sont les groupes de rencontre, donc évidemment je suis tout excité par cette opportunité déjà de prolonger ma vie d'étudiant dans cet univers, mais aussi de le voir depuis une autre perspective, d'explorer de nouvelles applications de la non-directivité, pilier de l'ACP, bien plus compliqué qu'il n'y paraît même en thérapie individuelle (et puis Yalom est très attaché à la thérapie de groupe, et c'est Yalom donc il a forcément raison).

 La formation commerciale parce que, en démarrant mon installation comme indépendant d'un coup (non, travail de nuit à temps partiel et thérapeute à temps partiel, ça n'allait pas le faire!), je me suis pris dans la figure le déni que j'avais pas mal entretenu sur le faire que trouver des client·e·s, c'est galère. Et après la sortie du déni, il m'a encore fallu un moment pour prendre conscience du fait que ce sont des compétences distinctes des compétences de thérapeute (si personne ne trouve nos coordonnées, par définition, ça ne veut pas dire qu'on est nul comme thérapeute, même si on peut vite avoir ce ressenti), et que ce sont des compétences qui s'apprennent (la partie paresseuse de mon tempérament est très sensible à la notion d'éviter de partir dans des trucs énergivores/stressants/chers qui ne servent à rien). Je vais donc me sortir les doigts du nez plutôt que de stresser (sans compter que stresser, ça consomme du temps et de l'énergie aussi), et me former activement. Et je sais où je vais me former, puisque les vidéos de Jean-Pierre Chaudot, en plus d'amortir considérablement la sensation d'être perdu au moment de l'installation, m'ont montré que le marketing ça pouvait se faire sans anglicismes bizarres et obsession pour les performances chiffrées, sans (trop) aller saouler des gens (particulier·ère·s ou professionnel·le·s) qui n'ont rien demandé, et sans prendre les gens pour des numéros de carte bancaire qui ont l'inconvénient d'avoir une personne autour (et, accessoirement, c'est spécialisé pour les thérapeutes).

 Que ce soit l'une ou l'autre des formations, je signe pour un an, mais je ne peux pas non plus trop appuyer la référence à Bilbo le Hobbit parce que j'ai déjà fait l'analogie pour la formation précédente.

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