Le sujet annoncé par le titre est vaste, et en effet, le livre est constitué de 670 pages bien remplies. Pour autant, pas évident de savoir à qui tout ce travail est destiné : pour de la culture générale, c'est dense, et les étudiant·e·s en psycho n'en apprendront pas nécessairement plus que dans leurs cours.
On peut éventuellement plutôt voire l'ensemble comme une vulgarisation exigeante, un survol de tous les enjeux (c'est d'ailleurs fortement suggéré par le titre) qui se cachent derrière la recherche sur les performances de cette masse improbable de moins de deux kilos logée entre nos deux oreilles : les secrets de la communication entre les neurones et du rôle des cellules gliales, mais aussi le développement du cerveau et de ses performances avec l'âge, les subtilités de la prise de décisions, le langage, les biais cognitifs (Daniel Kahneman est beaaaucoup cité), ...
Les zones d'ombres, les débats actuels, sont aussi présentés, et on peut imaginer que le livre est dans l'ensemble à jour puisqu'il date de 2018 (bon, à part pour l'intelligence artificielle à qui une bonne place est donnée, les avancées ont été explosives depuis). En revanche, "du neurone à la société" désigne bien l'ordre chronologique des chapitres, n'attendez pas (comme je le faisais) de sociologie des neurosciences et des sciences cognitives (oui, on peut faire la sociologie d'un sujet qui semble d'abord technique), ou de lien direct entre la structure et les mécanismes du cerveau et des considérations anthropologiques

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